La centralisation et la dématérialisation des flux conformité pour s’implanter dans des pays « à risque »
Tribune de Pierre Memheld, Directeur Général de Global Risk Profile France, et Paul Labic, enseignant et doctorant à l’Université de Strasbourg.
Près de trois ans après l’entrée en vigueur de la loi Sapin 2, les enjeux pour les entreprises ne nous semblent plus seulement liés à son application interne, mais également à leur dimension internationale. En effet, si le Code de conduite, le dispositif d’alerte, les contrôles comptables, les sanctions et le contrôle des mesures relèvent de la procédure interne, les autres obligations ont toutes une dimension externe.
Il s’agit d’établir une cartographie des risques dans plusieurs dizaines de pays et filiales, avec souvent des organisations héritées de fusions/ventes successives, d’évaluations de la situation de clients, fournisseurs et intermédiaires – eux-mêmes exposés à des risques – plus ou moins importantes. La formation des personnels exposés doit tenir compte de facteurs externes, du fait des cultures et perceptions variées dans des organisations étendues.