Criminalité financière, l’année de la refonte au Qatar
Tribune de Shathil Nawaf Taqa, doctorant en droit à la Sorbonne
En pleine préparation de l’évaluation mutuelle du Groupe d’Action Financière (GAFI), prévue fin 2019, le Qatar a entrepris une refonte de son cadre juridique de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le Qatar vient d’entrer dans la dernière ligne droite de la réforme de son arsenal de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Actuellement, la priorité est donnée au cadre juridique de la lutte contre le financement du terrorisme et à l’évaluation des risques nationaux, dans un contexte de préparation pour la réception de la Coupe du Monde de football de 2022 qui ne manquera pas de soulever des défis pour l’ambitieux émirat. En 2017, le Qatar a entamé les préparatifs de l’évaluation mutuelle du Groupe d’Action Financière (GAFI) qui se tiendra fin 2019, en créant notamment un groupe de travail interinstitutionnel et en officialisant la coopération avec le Fonds monétaire international. Les experts du Financial Integrity Network sont également investis dans l’audit et le conseil des ministères et agences étatiques afin que ces derniers puissent répondre aux normes du GAFI. Les auditeurs ont encouragé les autorités étatiques à combler de manière proactive les lacunes identifiées dans les différents audits dont ils font l’objet depuis deux ans.